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« Il faut laisser son égo de côté » – Isabelle Jasiowka (Malakoff Médéric)

 

IJA DEFNotre série de témoignages de speakers continue avec, cette semaine, Isabelle Jasiowka de la société d’assurance Malakoff Médéric. Responsable de la formation commerciale et du développement des partenariats commerciaux, elle a pu prendre la parole autant dans le cadre de communications de groupe en réunion que lors de conférences à large audience. Une carrière riche en interventions publiques dont elle nous dévoile les secrets lors de cette interview.

Quelle a été la première prise de parole en public importante de votre carrière ?

Celle qui m’a laissé le souvenir le plus vif, c’était à mes débuts chez Malakoff Médéric, il y plus de 15 ans. J’étais expert épargne et j’intervenais devant des experts comptables pour parler des tenants et aboutissants de l’épargne salariale. Ils étaient une trentaine dans le public, j’étais assez impressionnée. J’ai géré mon stress en connaissant mon intervention par cœur, dans l’ordre, dans le désordre ; je connaissais chaque mot de mon intervention à la virgule près. S’agissant d’un domaine relativement technique, il fallait expliquer de façon pédagogique pour que ce soit clair. J’avais l’envie de faire passer le message et ça a dépassé mon inquiétude. Mon intervention s’est vraiment bien passée ; le public était satisfait. C’était une bonne expérience.

À quels types de publics avez-vous été confrontée ?

Au cours de ma carrière j’ai eu des publics variés. Des petits groupes dans le cadre d’échanges et de débats, mais aussi des publics de 800 personnes en information descendante. J’interviens régulièrement lors de nos conventions commerciales, avec plusieurs centaines de personnes dans l’audience. Chaque situation est particulière. Ce n’est pas la même chose de parler à 800 personnes ou une vingtaine. Devant 800 personnes, les gens ne posent pas de questions alors qu’avec un groupe plus réduit c’est de l’entre-soi, il y a un échange verbal. Chaque situation a ses avantages : l’une vous évite les interruptions, l’autre vous permet plus de proximité.

Quelles sont, d’après vous, les erreurs les plus courantes lorsqu’on est « apprenti orateur » ?

Je ne parlerais pas d’erreurs mais plutôt de maladresses. Il y a le classique « parler doucement en croyant que ça s’entendra moins si on bafouille ». Dans ce cas, l’auditoire doit tendre l’oreille et c’est fatiguant. L’immobilité peut être source de « décrochage » ; occuper l’espace aide à capter l’attention de son auditoire. Je pense également qu’il faut éviter de trop s’appuyer sur un support. Une slide illisible peut tuer une intervention.

Avez vous un ou plusieurs orateurs préférés, qui vous ont inspirée pour faire vos présentations ?

On capte des choses ici et là, des politiques, des patrons d’entreprises ou même un acteur comme Louis Jouvet, dans le ton et l’attitude. J’ai aussi eu des profs d’université extraordinaires. Je ne dirais pas que je m’en suis inspirée mais ils ont certainement contribué à ma façon d’intervenir. Le seul vrai point commun entre ces orateurs et ce qui me marque, c’est la passion pour leur sujet. Mais je n’ai pas de modèle en particulier.

Quelles techniques utilisez-vous pour convaincre le public lors d’une présentation ?

Quand c’est possible je préfère intervenir debout, cela me permet de mieux occuper l’espace, d’avoir un regard circulaire sur le public. J’avance vers lui lorsque je veux donner un poids supplémentaire à une phrase, à un mot. Pour moi c’est important d’avoir de l’espace et de pouvoir l’occuper. Je respire et m’oblige à parler lentement. Ce n’est pas ma nature, je dois le reconnaître, mais parler lentement, ça permet de se recentrer. Il faut faire des pauses dans le discours, des silences, savoir les accepter et les gérer. Ça aide à la clarté du discours, cela met en relief sa structure.

Avez-vous des conseils pour les lecteurs qui souhaitent lutter contre le stress ?

Quand on rentre en conférence sous 800 paires d’yeux, on a peur de l’image que l’on donne. De mon point de vue, paradoxalement, il faut laisser son ego de côté. Si on a une mèche de travers, une tâche sur la chemise, un glissement sur un mot, cela ne remet pas en question ce qu’on à dire. Les gens ne sont pas là pour vous voir vous, ils sont là pour écouter parler d’un thème qui les intéresse. La maîtrise du sujet, une bonne préparation et l’envie de partager… aucune raison de stresser ! N’oublions pas que le public est généralement bienveillant.

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